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    Grande nouvelle, je manque à Eklablog ! Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le site hébergeur. A bien y regarder, cela fait 9 mois, le temps d'une gestation humaine, que je n'ai pas mis le nez dans mon blog. La faute à ma "bofitude" assumée ou, autrement dit, à un "aquoibonisme" persistant.

    Ecrire ? Pour parler de quoi ? De politique ? Ras-le-bol ! Et puis, d'autres le font tellement mieux que moi.

    Pour râler, vitupérer, s'indigner ? Certes, il y a des raisons évidentes de râler, vitupérer, s'indigner, mais après ? Sauf à devenir insomniaque, angoissé ou ulcéreux de l'estomac, je n'y vois pas grand intérêt.

    Je ne suis, bien sûr, pas complètement inconsciente et j'ai suivi ces derniers mois les péripéties diverses et variées d'un monde d'où le plus élémentaire bon sens semble exclu, où la bêtise le dispute à la médiocrité et à la lâcheté. C'est d'une tristesse absolue… 

    Quant à écrire pour parler de ma vie, je ne vois pas trop qui cela peut intéresser d'autant qu'il n'y a pas de quoi passionner les foules. Au quotidien, elle ressemble à celle de millions de personnes, avec ses bonnes et ses mauvaises surprises, ses jours heureux ou malheureux. 

    N'allez pas croire que je suis dépressive pour autant ! C'est simplement qu'il me semble vivre dans un monde qui ne me ressemble pas, un peu comme un extraterrestre qui débarquerait sur terre sans le mode d'emploi en se demandant ce qu'il fait là. 

    Pour preuve de mon bon état mental, j'ai dégusté cet été en Bretagne, avec bonheur et sans fanfare, le homard pris en photo ci-dessus. La bête pesait bien ses 2 kgs 500... J'ai même eu une pensée pour ce pauvre François de Rugy  ! 

    Et comme pour cause d'hiver j'ai arrêté la peinture murale, j'ai recommencé la peinture sur toile ! Moins fatigant mais plus "prise de tête".

    Il y a si longtemps qu'aux rives de Naxos Ariane attend Thésée… (92 cm x 73 cm)

     


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  • Prenez une période ensoleillée et chaude, ajoutez y des vacances, des amis formidables et accueillants et vous obtenez quelques jours magnifiques sur la Côte Basque, loin du bruit et des agitations stériles ! Si je n'avais pas eu l'originalité d'attraper mon 4ème "virus à crève" de l'hiver, tout aurait été parfait ! 

    La plage de Saint-Jean-de-Luz où il y avait beaucoup de monde, dans les rues,

    aux terrasses des cafés et sur le sable.

     

    Il était un peu tard lorsque nous nous sommes arrêtés à Espelette mais les piments sont bien visibles sur les murs de la maison. Même sans les piments, le village est très beau et mérite une visite !

     

    Je connais bien Saint-Jean-Pied-de-Port, mais c'est toujours un plaisir d'y revenir. J'y ai découvert une nouvelle boutique d'épices du monde entier. Un bonheur absolu complété au restaurant par des ris d'agneau sautés, accompagnés de petits légumes et de "piquillos". Ce sont de petits poivrons doux absolument délicieux.

     

    La plus belle promenade fut celle que nous avons faites au "Pas de Roland", au-dessus d'Itxassou. On y accède par une route à une voie (avec des endroits pour pouvoir se croiser), coincée entre la montagne et la Nive.

    C'est assez impressionnant mais superbe. On traverse ensuite une forêt pour arriver en Espagne, à une "venta" ou auberge au milieu de nulle part ! 

     

    Retour de vacances

    A la Venta Burkaitz

    Après le déjeuner, nous avons pris la piste qui redescend en Espagne. C'est une piste très carrossable et si un jour vous passez par là, ne manquez surtout pas d'y aller. Le panorama est magnifique et on passe au milieu des pottoks, ces petits chevaux basques qui vivent en liberté dans la montagne. 

     

    En face, la Rhune, montagne emblématique du Pays Basque et la mer que l'on aperçoit sur la droite, au fond

     

    Rencontre curieuse au bord de la piste

     

    Curieux et pas vraiment effrayé ! 

     

    La journée s'est terminée comme il se doit dans les ventas espagnoles avec quelques achats propres à réapprovisionner un certain placard… 

    Et pour finir en beauté….

     


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  • Le maire de mon village ne manque pas d'humour et personne n'oublie

    d'éteindre son téléphone lors des concerts qui ont lieu dans cette église !


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  • Vies parallèles au soleil de Paros


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    Sereine désolation

    J'ai trouvé dans une revue cet article qui correspond si bien à ce que je pense que j'ai eu envie de le transcrire.  J'aurais aimé l'écrire… 

    "La colère glisse sur la terre et trop souvent s'empare des hommes en se parant des habits étincelants d'une révolte légitime. Or, la colère peut-elle être juste ? Est-elle un moteur sain ? Elle emporte des foules entières comme le feu un massif d'herbes sèches, mais existe-t-il de bonnes raisons d'exprimer sa colère ? Les images des contestations qui éclatent dans notre société sont saturées de visages tendus, de cris, d'une violence que l'on estime justifiée. Mais pourquoi ? Pourquoi exprimer son désaccord devrait-il être nécessairement brutal ? Et lorsqu'il ne l'est pas, pourquoi retient-on plutôt ce visage plutôt que d'autres plus aimables ?

    Peut-être parce que la colère est, en définitive, l'expression inconscient d'autre chose. Surtout lorsqu'elle se pare des meilleures intentions. L'ombre, ce que l'on réprime, les dimensions de nous que l'on refuse de voir, ce que nous avons refoulé dans l'oubli intérieur. Alors, on la laisse animer notre révolte et on la regarde se répandre en se méprenant sur son origine et ses intentions. La colère, la sienne ou celle qui nous fascine chez les autres, est un mirage. Elle conforte notre confusion.

    La colère est une tristesse clandestine, une mélancolie qui refuse de se voir.

    Alors on veut que tout vole en éclat sauf soi-même. Que tout change, sauf le verrouillage de notre inconscient. Foutre  dehors les autres, le système, etc... mais ne rien toucher au cocon sécurisé de notre somnolence hypnotique. Où va-t-on ainsi, sinon à davantage d'exaspération et de tristesse ? …

    … Oui, la haine consume. Elle ne produit que cela, et uniquement cela. De la désolation. Davantage de confusion. La colère nous empoisonne, nous aveugle, nous illusionne sur l'existence d'un royaume accessible par un combat contre des forces extérieures, alors qu'il ne s'ouvre que dans la paix, la non-violence et la bienveillance, au coeur de notre être.

    La violence est un poison. Elle n'est que l'expression de notre inconscient refoulé. Ne nous trompons pas de chemin."

    Stéphane Allix

     


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