Omnia mutantur, nihil interit...

Publié le 9 Avril 2015

 

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 Décidément, je n'aime pas les cimetières, même paysager ! Je n'aime pas les stèles de marbre, les noms écrits à l'or fin, les fleurs artificielles, tout ce dont les morts se fichent complètement et qui ne sont là que pour rassurer les vivants ou flatter leur orgueil. Comme si l'affection ou l'estime que l'on portait à quelqu'un se mesurait au kilo de marbre ou à la richesse de la "décoration".... Tout cela me laisse perplexe.

Ma mère est partie et je ne voudrais pas manquer de tact ni être la "vilaine fille", mais à travers les hommages qui lui ont été rendus, tant par la presse que par les personnes qu'elle avait côtoyées, j'ai du mal à faire coïncider l'image que j'en garde avec celle qu'elle donnait à l'extérieur. Suis-je passée à côté ? Je ne sais pas !

Personnalité à composante typiquement histrionique, elle était un peu comme ces personnes encensées socialement qui sont dans l'intimité d'autoritaires et invivables tyrans !

Bien sûr, sa vie a été jalonnée d'épreuves incontestables qui expliquent sans doute en partie ce qu'elle fut. Dans mon souvenir, elle ne s'épanouissait vraiment que pendant les vacances d'été ; nous quittions Bordeaux pour la mer ou la montagne de la fin des classes à la rentrée et je crois que ce sont les seuls moments où j'ai pu voir ma mère légère, insouciante, rieuse ! La rentrée sonnait le glas de ces moments de grâce...

Aujourd'hui, je serais hypocrite en disant que je suis inconsolable. Pourtant, je sens qu'il va me falloir un peu de temps pour apaiser mes turbulences et ma mémoire et la laisser vivre dans les souvenirs comme il conviendra à chacun.

Rédigé par Souliko2

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